Web/Tech Flux

Joypad publie un extrait de 'Les 4 vies de Steve Jobs'

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Le 9 janvier 2007, Steve Jobs présentait l'iPhone à une foule médusée. Pour fêter les 10 ans de cet événement, le site Joypad a publié un extrait de mon livre 'Les 4 vies de Steve Jobs'

Rappelons que cette biographie de Steve Jobs, écrite et publiée de son vivant, a été n°1 des ventes en août 2011. La présente version publiée en 2016 inclut de nombreuses mises à jour et enrichissements.

Pour plus de détails concerannt le livre et aussi des extraits, voir la page : http://ichbiah.online.fr/stevejobs.htm


Une longue interview que j'ai donnée sur France Inter sur la vie de Steve Jobs

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France Inter m'a longuement interviewé sur la vie de Steve Jobs dans l'émission de Si l'Amérique m'était contée. C'est Xavier Mauduit qui mène l'entretien. Nous revenons sur la jeunesse de Steve, ses déceptions lors du voyage en Inde, son retour aux USA où il crée Apple, sa disgrâce et son retour triomphal.

Voici le podcast de l'émission : 

https://www.franceinter.fr/emissions/si-l-amerique-m-etait-contee/si-l-amerique-m-etait-contee-30-mai-2015

 

Les anecdotes citées lors de l'émission sont tirées de ce livre que j'ai écrit sur Steve Jobs et qui s'est classé n°1 des ventes à la fin août 2011. Le podcast de l'interview est également présent sur cette page.

   Stevejobs Stevejobs2



A gauche se trouve la couverture originelle tandis qu'à droite se trouve la version réalisée par le très doué David Gliere.

 

 


Une app pour l'iPhone et Android : Quiz Jeu Vidéo

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Elle vient de sortir. C'est un app intitulée 'Quiz Jeu Vidéo'. Plus de 500 questions pour tester les connaissances des amateurs du genre. Quelques exemples ?

Quelques jours après l'installation de la 1ere machine Pong dans un bar, elle ne fonctionne plus. Pourquoi ?    

  1. La tirelire est remplie à ras bord de pièces    
  2. Un insecte s'est introduit dans la fente de réception des pièces    
  3. Un circuit a fondu du fait de la chaleur

La bonne réponse : la une !

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Quelle a été la première console avec un lecteur de CD ?    

  1. La Sega Saturn
  2. La 3DO    
  3. La PlayStation   

Bonne réponse : la 2.

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D'où Satoshi Tajiri a-t-il eu l'idée des Pokémon ?    

  1. De la lecture d'un roman de science-fiction japonais    
  2. Dans un manga traitant de la métamorphose
  3. De l'observation des chrysalides se transformant en papillon   

Bonne réponse : la 3.

____________________________________________

Jeuvid2012La source de ce quiz est bien évidemment mon livre : La Saga des Jeux Vidéo.

L'idée est venue de Vincent Montuclard, qui a réalisé l'application et qui m'a proposé de convertir ce livre en quiz. Grande idée !

 

 

 

 

Voici les liens pour télécharger l'app.

Sur l'AppStore d'Apple :

https://itunes.apple.com/us/app/quiz-jeux-video/id997414343?l=fr&ls=1&mt=8

Sur Google Android :

https://play.google.com/store/apps/details?id=air.net.apimobi.quizjv

Sur Amazon :

http://www.amazon.fr/APImobi-Quiz-Jeux-vid%C3%A9o/dp/B00ZRRZP7O/ref=sr_1_1?s=mobile-apps&ie=UTF8&qid=1434980811&sr=1-1&keywords=APImobi

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A vous de jouer !

Description de l'app...

Etes vous un vrai fan des jeux vidéo?
 
Si vous connaissez Pong, si vous êtes fan de Lara Croft, vous devriez pouvoir répondre correctement à plus de 500 questions sur les jeux vidéo.
Jouez simplement, rapidement en ligne ou hors ligne.
 
Gagnez les 6 trophées qui consacreront vos connaissances de Pro Gamer et comparez votre classement avec vos amis.
 
Quiz réalisé d'après le livre "La Saga des Jeux Vidéo" de Daniel Ichbiah, le best-seller de l'histoire des jeux vidéos.

 

 

     

Une chronique sur SIRI, les Google Glasses et autres objets intelligents écrite pour le Nouvel Obs

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Suite à l'affaire aux USA où il a été prétendu que SIRI, le logiciel de reconnaissance vocale d'Apple aurait servi de témoin à charge, une petite chronique sur les objets intelligents....

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1232352-reconnaissance-vocale-google-glass-et-brosse-a-dents-connectee-de-grands-cafteurs.html


Interview donnée à Atlantico : à propos des enfants qui achètent trop d'options sur les Freemiums

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Le site Altantico m'a interviewé à propos de ce couple dont l'enfant a dépensé 2 000 euros en accessoires sur un 'Freemium'. Je me suis évertué à expliquer que cela paraissait tout de même louche, étant donné que l'iPad désactive le mot de passe en 15 minutes. Difficile de croire que cet enfant ignorait qu'il accédait à des options payantes et surtout, il a fait une sacré frénésie d'achats en un quart d'heure qui montre qu'il n'avait pas vraiment l'intention de jouer, mais de progresser ultra rapidement... Pas sûr que le message soit bien passé quand je vois comment la chronique a été titrée ;-))

En tout cas, voici le lien vers l'article sur Atlantico :

http://www.atlantico.fr/decryptage/freemiums-comment-laisser-vos-enfants-utiliser-votre-ipad-peut-finir-couter-fortune-gilles-dounes-daniel-ichbiah-1019785.html?page=0,1

 

Voici un extrait de l'interview :

Atlantico : En février dernier, une mère de famille britannique a découvert avec stupeur que plus de 2000 euros lui avaient été débités par Apple. Son fils avait acheté en moins d'un quart d'heure de très nombreuses options payantes pour son jeu favori avec l'iPad familial (voir ici). Quels sont les moyens d'éviter le piège des "freemiums" - ces jeux gratuits en apparence mais possédant des options payantes activées par un débit automatique ?

Daniel Ichbiah : Je suis tout de même fort étonné. Le fait qu’il faille payer les accessoires ou options supplémentaires est clairement indiqué. Il faut également savoir que ces options peuvent être gagnées normalement - sans payer - en jouant au jeu. Le fait de les acheter est une option destinée aux joueurs qui veulent gagner du temps. Ordinairement, ce sont des adultes qui achètent les options payantes, pas les enfants. Il faut certes informer les parents de ce risque, mais le système du freemium repose sur l’achat potentiel de ressources. Le fait que la mère ait été débitée de 2 000 euros montre que l’enfant n’avait pas vraiment l’intention de jouer, plutôt celle de gagner à tout prix, car il les a acheté en un temps extrêmement limité. Apple a eu le geste de rembourser ces parents il faut tout de même le dire.

 

Depuis, la Commission européenne s'est attaquée à ce problème (voir ici) en convoquant Apple et Google pour évoquer un système pernicieux : il est fréquent que "les consommateurs ne soient même pas conscients qu'ils dépensent de l'argent", car les jeux sont présentés comme gratuits. Outre le système de débit automatique, l'étiquette "free to play" n'est-elle pas trompeuse ?

Daniel Ichbiah : Le fait qu’il faut payer pour acheter est clairement indiqué. Le freemium a été popularisé par l’éditeur Zynga à partir de 2009, mais c’est un modèle qui existe depuis plus de 20 ans. Par exemple, le jeu Doom lancé en 1992 avait un niveau gratuit. Le fait qu’il soit gratuit servait à "appâter" le joueur. S’il voulait jouer aux autres niveaux, il lui fallait payer. C’est en fait le modèle de la plupart des jeux… C’est aussi le modèle de nombreux journaux en ligne : certains articles sont gratuits et d’autres payants. Enormément d’offres du Web reposent sur ce modèle. La plupart des logiciels sont en essai gratuit et si l’on veut certaines options, il faut payer.

 Ce qui s’est passé c’est que, à partir de 2004, pour des jeux en lignes comme World of Warcraft, Guild Wars 2 ou Star Wars the Old Republic nous avons eu un "commerce" qui s’est mis en place. En gros, certains jouent à un tel jeu jusqu’à atteindre un certain niveau puis revendent leur acquis à d’autres joueurs qui estiment qu’ils n’ont pas le temps de jouer suffisamment longtemps pour acquérir ces niveaux / accessoires. Le site IGE.com est spécialisé dans une telle revente.

 Là où Zynga a innové, c’est en intégrant directement cette vente d’accessoire dans ses jeux. Par exemple, dans Farmville, je peux prendre le temps de faire pousser les graines, avoir de belles plantes, je récolte un argent virtuel propre au jeu qui va servir à acheter une vache, etc. Mais je peux aussi gagner du temps en achetant la vache directement à Zynga avec de vrais dollars. C’est là le modèle qui a été repris par des éditeurs comme Whatsapp ou King (qui édite le best-seller Candy Crush).

 Les abus ont commencé avec des jeux comme My Little Pony : Friendship Is Magic de Gameloft/Hasbro (2012). Dans ce jeu particulier, certains éléments nécessaires pour compléter l’histoire auraient nécessité des années de jeu si on voulait les acquérir par sa seule compétence. Certains ont estimé qu’il aurait fallu jouer pendant 10 ans si on voulait terminer le jeu sans débourser un centime. Là, c’est grave, c’est déloyal de la part de l’éditeur. Ce sont ces jeux qu’il faut dénoncer ouvertement. Sur la plupart des autres jeux, le fait que de très jeunes joueurs décident d’acheter les accessoires, indique que pour l’essentiel, ils ne veulent pas jouer, juste accumuler des points. Donc, c’est sûr, il faut informer les parents. Il semble pourtant que le modèle soit clair.

 

Bruxelles a demandé à l’industrie des applications mobiles de trouver des solutions afin d'assurer une protection aux utilisateurs. Apple a pourtant déjà instauré des garde-fous. Depuis 2011, le mot de passe est demandé toutes les quinze minutes pour télécharger des options payantes. Il existe un réglage pour désactiver toute possibilité d'acheter des applications ou extensions. Que les marques pourraient-elles faire de plus ?

Daniel Ichbiah : Apple demande effectivement toujours un mot de passe avant qu’il soit possible d’acheter et dans la mesure où le laps de temps est de 15 minutes, il est extrêmement curieux qu’un enfant ait pu acheter autant de choses en si peu de temps ! Il n’avait pas l’intention de gagner les options par sa compétence. Il voulait juste accumuler des points. Bon, je peux comprendre le désarroi des parents qui ont découvert qu’ils avaient été débitées de 2 000 euros. C’est sûr qu’il faut les informer de ce risque. En revanche, le fait que les options sont payantes est clairement indiqué.

 

Les médias et le grand public semblent découvrir ce phénomène. Pourtant, les systèmes de paiement en ligne et de débit automatique existent depuis des années. Comment expliquer ce manque de prise de conscience ? Et comment y remédier ?

Daniel Ichbiah : Avant tout, il faut informer les parents du risque. Les éditeurs de jeux n’ont pas forcément réalisé qu’en laissant leurs enfants jouer à un jeu ‘freemium’, celui-ci pourrait abuser des options payantes. Je ne vois pas trop comment y remédier, à part un avertissement très clair aux parents.

 

Ce problème n'est pas spécifique d'Apple. Quels sont les autres pièges à éviter ?

 Daniel Ichbiah : Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce n’est pas un "piège". Le fait que l’on peut acheter, n’est pas caché. C’est peut-être le terme "freemium" qui est trompeur en fait.

 En tout cas, c’est l’envie de progresser facilement dans un jeu qui est le moteur des achats d’accessoires sur les freemiums. On peut payer pour "gagner" avec moins d’effort. On peut considérer qu’il y a de l’abus quand, comme avec My Little Pony : Friendship Is Magic il n’est pas raisonnablement possible de gagner avec sa seule compétence. C’est ce type de jeux qu’il faut dénoncer.

 Cela dit, il est possible de régler sa tablette ou son téléphone pour limiter cette fonction. Ainsi, dans les paramétrages d’Apple, on peut empêcher l’achat automatique de bonus. Sur Android, cela doit sans doute être possible, en tout cas, il est probable que Google va le mettre en place.

 

 


Une interview sur les Google Glass

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Le magazine en ligne Atlantico m'a interviewé sur les Google Glass... Quel est leur impact sur la vie privée ? J'ai surtout voulu faire remarquer que Babak Parviz, le chef du projet ambitionnait initialement de créer des lentilles de Réalité Augmentée. Et oui !...

Dans sa liste des choses "à faire et à ne pas faire" avec des Google glasses, le géant du web donne aux "expérimentateurs" des conseils qui pourraient relever de l'évidence : ne pas s'énerver lorsque les gens posent des questions sur lesdites lunettes, les enlever au restaurant, demander l'autorisation des personnes avant de les prendre en photo… Ces indications sont-elles l'émanation d'une volonté plus profonde de Google d'accompagner constamment nos vies, de s'y introduire ?

Daniel Ichbiah : Pour ce qui est des conseils donnés par Google sur l'usage des Google glasses, il fait savoir que la firme marche sur des œufs. Car si on va au bout de la logique, il s'agit d'une intrusion extrême dans la vie privée des gens, qu'il s'agisse de ceux qui les qui les portent ou de ceux qui les croisent. Porter des Google glasses, cela revient à exposer en permanence sa vie privée. Un jour, des applications de reconnaissance des visages se développeront, et elles se vendront comme des petits pains. Une consultation peut ainsi être lancée sur les personnes croisées ; on saura leur nom, leurs goûts, leurs habitudes de consommation… C'est pourquoi les porteurs de Google glasses vont susciter une très forte méfiance.  Comme Google a conscience de cela, l'entreprise se montre très prudente.

Il faut aussi savoir une chose sur Babak Parviz, le chef de projet des Google glasses : je l'avais interviewé en 2009 lorsqu'il était à l'université de Washington, époque à laquelle il travaillait sur un projet de lentilles connectées. Il aurait peut-être pu les développer dès aujourd'hui, mais il y a fort à parier que Google a calmé ses ardeurs, pour d'abord passer par les Google glasses. Car une fois que les gens porteront des lentilles virtuelles, plus personne ne pourra savoir qui peut les espionner ou non. Google avance donc avec prudence, d'autant qu'à une époque Gmail a suscité un tollé, tout comme Google Street View. Il est même étonnant que les Google glasses ne choquent pas davantage.

Les indications données dans cette notice ne peuvent cacher le fait que Google sait très bien les problèmes que posent les Google glasses, notamment au niveau des photos. C'est pourquoi je dis qu'ils marchent sur des œufs. La société est sur la sellette dans beaucoup de pays d'Europe, mais pas que : en Inde elle a été condamnée à 5 milliards d'euros d'amende pour violation de la vie privée. Les procès sont multiples au travers du monde. Bien que les dirigeants déclarent qu'ils n'affichent pas de publicités sur leurs lunettes, ils n'en ont pas besoin ; il suffit que vos habitudes soient connues pour vous orienter vers certains produits en ensuite empocher une commission.

De quelle manière la généralisation des Google glasses pourrait-elle changer les relations entre les personnes ? Pourquoi ?

Toute personne qui pourrait avoir un intérêt financier lors d'une rencontre avec quelqu'une trouverait dans les Google glasses une manne d'informations en temps réel. Beaucoup de gens filmeront, aussi, tout en sachant que la vidéo sera stockée sur un serveur dans un endroit inconnu. Le souci est là, et je pense que la gêne sur la vie privée sera telle que le lancement devrait être houleux.


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/bienseance-selon-google-cette-terrifiante-vision-monde-qui-transpire-mode-emploi-officiel-google-glasses-daniel-ichbiah-1009286.html#1GqGQPjY2GljjbZg.99

Atlantico : Dans sa liste des choses "à faire et à ne pas faire" avec des Google glasses, le géant du web donne aux "expérimentateurs" des conseils qui pourraient relever de l'évidence : ne pas s'énerver lorsque les gens posent des questions sur lesdites lunettes, les enlever au restaurant, demander l'autorisation des personnes avant de les prendre en photo… Ces indications sont-elles l'émanation d'une volonté plus profonde de Google d'accompagner constamment nos vies, de s'y introduire ?

Daniel Ichbiah : Pour ce qui est des conseils donnés par Google sur l'usage des Google glasses, il fait savoir que la firme marche sur des œufs. Car si on va au bout de la logique, il s'agit d'une intrusion extrême dans la vie privée des gens, qu'il s'agisse de ceux qui les qui les portent ou de ceux qui les croisent. Porter des Google glasses, cela revient à exposer en permanence sa vie privée. Très vire, des applications de reconnaissance des visages vont se développer, et elles se vendront comme des petits pains. Une consultation pourra ainsi être lancée sur les personnes croisées ; on saura leur nom, leurs goûts, leurs habitudes de consommation… C'est pourquoi les porteurs de Google glasses vont susciter une très forte méfiance.  Comme Google a conscience de cela, l'entreprise se montre très prudente.

Il faut aussi savoir une chose sur Babak Parviz, le chef de projet des Google glasses : je l'avais interviewé en 2009 lorsqu'il était à l'université de Washington, époque à laquelle il travaillait sur un projet de lentilles connectées. Il aurait peut-être pu les développer dès aujourd'hui, mais il y a fort à parier que Google a calmé ses ardeurs, pour d'abord passer par les Google glasses. Car une fois que les gens porteront des lentilles virtuelles, plus personne ne pourra savoir qui peut les espionner ou non. Google avance donc avec prudence, d'autant qu'à une époque Gmail a suscité un tollé, tout comme Google Street View. Il est même étonnant que les Google glasses ne choquent pas davantage.

Les indications données dans cette notice ne peuvent cacher le fait que Google sait très bien les problèmes que posent les Google glasses, notamment au niveau des photos. C'est pourquoi je dis qu'ils marchent sur des œufs. La société est sur la sellette dans beaucoup de pays d'Europe, mais pas que : en Inde elle a été condamnée à 5 milliards d'euros d'amende pour violation de la vie privée. Les procès sont multiples au travers du monde. Bien que les dirigeants déclarent qu'ils n'affichent pas de publicités sur leurs lunettes, ils n'en ont pas besoin ; il suffit que vos habitudes soient connues pour vous orienter vers certains produits en ensuite empocher une commission.

De quelle manière la généralisation des Google glasses pourrait-elle changer les relations entre les personnes ? Pourquoi ?

Toute personne qui pourrait avoir un intérêt financier lors d'une rencontre avec quelqu'une trouverait dans les Google glasses une manne d'informations en temps réel. Beaucoup de gens filmeront, aussi, tout en sachant que la vidéo sera stockée sur un serveur dans un endroit inconnu. Le souci est là, et je pense que la gêne sur la vie privée sera telle que le lancement devrait être houleux.


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/bienseance-selon-google-cette-terrifiante-vision-monde-qui-transpire-mode-emploi-officiel-google-glasses-daniel-ichbiah-1009286.html#1GqGQPjY2GljjbZg.99

Voici la reproduction de l'interview :

Dans sa liste des choses "à faire et à ne pas faire" avec des Google glasses, le géant du web donne aux "expérimentateurs" des conseils qui pourraient relever de l'évidence : ne pas s'énerver lorsque les gens posent des questions sur lesdites lunettes, les enlever au restaurant, demander l'autorisation des personnes avant de les prendre en photo… Ces indications sont-elles l'émanation d'une volonté plus profonde de Google d'accompagner constamment nos vies, de s'y introduire ?

 Daniel Ichbiah : Pour ce qui est des conseils donnés par Google sur l'usage des Google glasses, il fait savoir que la firme marche sur des œufs. Car si on va au bout de la logique, il s'agit d'une intrusion extrême dans la vie privée des gens, qu'il s'agisse de ceux qui les qui les portent ou de ceux qui les croisent. Porter des Google glasses, cela revient à exposer en permanence sa vie privée. Très vite, les applications de reconnaissance des visage vont se généraliser et elles se vendront comme des petits pains. Une consultation pourra ainsi être discrètement lancée sur les personnes croisées ; on saura leur nom, leurs goûts, leurs habitudes de consommation… C'est pourquoi les porteurs de Google glasses vont susciter une très forte méfiance.  Comme Google a conscience de cela, l'entreprise se montre très prudente.

 Il faut aussi savoir une chose sur Babak Parviz, le chef de projet des Google glasses : je l'avais interviewé en 2009 lorsqu'il était à l'université de Washington, époque à laquelle il travaillait sur un projet de lentilles connectées. Il aurait peut-être pu les développer dès aujourd'hui, mais il y a fort à parier que Google a calmé ses ardeurs, pour d'abord passer par les Google glasses. Car une fois que les gens porteront des lentilles virtuelles, plus personne ne pourra savoir qui peut les espionner ou non. Google avance donc avec prudence, d'autant qu'à une époque Gmail a suscité un tollé, tout comme Google Street View. Il est même étonnant que les Google glasses ne choquent pas davantage.

 Les indications données dans cette notice ne peuvent cacher le fait que Google sait très bien les problèmes que posent les Google glasses, notamment au niveau des photos. C'est pourquoi je dis qu'ils marchent sur des œufs. La société est sur la sellette dans beaucoup de pays d'Europe, mais pas que : en Inde elle a été condamnée à 5 milliards d'euros d'amende pour violation de la vie privée. Les procès sont multiples au travers du monde. Bien que les dirigeants déclarent qu'ils n'affichent pas de publicités sur leurs lunettes, ils n'en ont pas besoin ; il suffit que vos habitudes soient connues pour que les Google Glass puissent vous orienter vers certains produits vendus dans le quartier où vous vous trouver - correspondant à ce que vous aimez. Google pourra ensuite empocher une commission dans la boutique où vous vous rendrez.

De quelle manière la généralisation des Google glasses pourrait-elle changer les relations entre les personnes ? Pourquoi ?

 Toute personne qui pourrait avoir un intérêt commercial lors d'une rencontre avec quelqu'un disposera, avec les Google glasses une manne d'informations en temps réel. Beaucoup de gens filmeront ce qu'il voit. Or, la vidéo sera stockée par Google sur un serveur dans un endroit inconnu. Le souci est là, et je pense que la gêne sur la vie privée sera telle que le lancement devrait être houleux.

 Une porteuse de Google glasses a  récemment été agressée dans un bar. Une prise de conscience - parfois violente, certes - est-elle en train de voir le jour ?

Les réactions suscitées par la rencontre avec des porteurs de Google glasses sont encore trop méconnues. Je ne sais pas moi-même comment je réagirais. Peut-être demanderais-je au journaliste qui m'interroge de les enlever avant de commencer. Mais ce qui fait bien plus peur, c'est le projet de lentilles connectées, qui arriveront de toute façon un jour.

 Au final, quelle est la société rêvée de Google ? Les Google glasses y jouent-elles un rôle central ?

 Si on veut comprendre Google, il faut savoir que c'est pour l'essentiel une agence de vente de publicité. Google, via les mots-clés, est là pour vendre de la publicité, et rien d'autre. Avec les Google glasses, on peut imaginer que l'appareil nous indiquera différentes adresses en fonction de ce que nous regardons, ce que nous aimons, où se trouvent les prix les plus bas… On pourrait aussi imaginer un système de reconnaissance fonctionnant comme ceci : la Google Glass identifie la vitrine que nous sommes en train de regarder, et nous informe qu'il y a des articles similaires moins chers, en promotion en face ou dans une boutique située à 300 mètres de là… Les applications sont infinies. C'est ça, le but des Google glasses, nous amener à nous rendre dans des enseignes réelles, pour récupérer une commission au passage.

 

L'article se trouve ici : Interview de Daniel Ichbiah sur Atlantico

 

ions suscitées par la rencontre avec des porteurs de Google glasses sont encore trop méconnues. Je ne sais pas moi-même comment je réagirais. Peut-être demanderais-je au journaliste qui m'interroge de les enlever avant de commencer. Mais ce qui fait bien plus peur, c'est le projet de lentilles connectées, qui arriveront de toute façon un jour.

Au final, quelle est la société rêvée de Google ? Les Google glasses y jouent-elles un rôle central ?

Si on veut comprendre Google, il faut savoir que c'est pour l'essentiel une agence de vente de publicité. Google, via les mots-clés, est là pour vendre de la publicité, et rien d'autre. Avec les Google glasses, on peut imaginer que l'appareil nous indiquera différentes adresses en fonction de ce que nous recherchons, où se trouvent les prix les plus bas… Ou encore, un système de reconnaissance pourrait identifier le flanc que nous sommes en train de regarder, pour nous informer qu'il y en a de moins chers en face… Les applications sont infinies. C'est ça, le but des Google glasses, nous amener à nous rendre dans des enseignes réelles, pour récupérer une commission au passage.


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/bienseance-selon-google-cette-terrifiante-vision-monde-qui-transpire-mode-emploi-officiel-google-glasses-daniel-ichbiah-1009286.html#vWL7s4rxJrEjDrzU.99

Le verdict du site Cool Social sur ce blog

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L'intégralité de l'analyse :
 


Les incroyables robots volants de K-Mel Robotics

RobotsSi vous aimez les robots futuristes, alors la vidéo réalisée par la société KMel pour le compte de Lexus a de quoi vous laisser pantois.

En deux mots, KMel fabrique des robots volants, des sortes d'hélicos miniatures, des insectes électroniques. Dans la publicité réalisée pour Lexus, ils ont lâchés leurs bestioles dans le ciel de Vancouver, après un trajet foldingue dans les bureaux. Il faut le voir pour le croire.

La vidéo est visible ici : Les robots de KMel - pub Lexus

Le making off, pour sa part est sur Youtube : Le making of de la vidéo de Kmel

Lorsque j'avais donné une conférence au Futuroscope sur les robots, j'avais inclus dans ma présentation l'incroyable vidéo de KMel de ces robots volants qui jouent du synthétiseur. Il s'agit de la deuxième vidéo sur la page.

S'il est une boîte dont les créations sont bluffantes, c'est bien K-Mel !!!

 

 

 

 


La vidéo de ma conférence sur les Robots donnée au Futuroscope


Futuroscope - Conférence sur les Robots Daniel Ichbiah - 1ère partie

Le 22 décembre 2012, à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle formule de 'Danse avec les robots' (avec Martin Solveig), le Futuroscope m'a invité à donner une conférence sur les Robots.

 

La conférence a tourné autour de divers thèmes de mon livre Robots, genèse d'un peuple artificielqui a obtenu le prix Roberval :

  • Pourquoi la fiction a fait naître de faux mythes sur les robots (ils vont se débarasser de l'Homme, etc.)
  • Pourquoi l'Homme n'a rien à craindre de sa création, le robot
  • Présentation de robots spectaculaires : robots insectes, Transformers, exosquelettes...
  • Pourquoi la France doit investir dans la formation de roboticiens...
  • etc.
La vidéo est disponible en 4 parties.Celles-ci s'enchaînent les unes aux autres.