Atlantico m'a interviewé sur le nouvel album de Madonna

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Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je suis grand fan du nouvel album de Madonna. En tant qu'auteur de trois livres sur la chanteuse de tous les records, Atlantico m'a demandé mon opinion sur les récentes évolutions de la star. Quelques extraits ici :

Madonna a-t-elle déjà, par le passé, enclenché ou révélé des bouleversements sociaux concernant l'image des femmes ?

Daniel Ichbiah : Madonna par définition, c'est celle qui a bouleversé, qui a complètement révolutionné la vision des femmes dans la société. On avait eu les années 70 avec l'image de la femme féministe qui veut, en quelques sortes, prendre sa revanche sur l'homme. Madonna c'est celle qui dit : je fais ce que je veux, je n'attends rien des hommes, ce qui est très différent de cette image après laquelle elle est passée. Depuis le début, elle a cherché à être elle-même et à ne pas dépendre de qui que ce soit, entre autres des hommes.

Le titre le plus emblématique de cette nouvelle image qu'elle amène alors, c'est probablement le titre "Papa Don't Preach" sorti en 1986. Il prend le contrepied des années 70 en disant : "je vais avoir un enfant Papa". Et le père n'est pas en faveur de le garder. Mais la chanson dit : "Papa, ne me prêche pas, je vais le garder." C'est complètement à contre-courant de ce qui pouvait se passer avant. Et Madonna affirme par-là : je suis Madonna, je fais ce que je veux.

Ce que je comprends dans ce geste de Madonna, c'est que quand la journaliste du New York Times essaie de relativiser ce qu'elle fait en la catégorisant, Madonna réaffirme qu'on ne peut la classer, que son âge n'a pas d'importance.

Madonna fait-elle figure de pionnière du combat contre les normes des comportements imposés aux femmes en faisant cela ou fait-elle du jeunisme selon vous ?

Daniel Ichbiah : A tout moment, elle a révolutionné l'image de la femme. Donc là, encore une fois, elle est en train de révolutionner l'image de la femme âgée en étant glamour, en étant belle, complètement dans l'ère du temps. Ce qui est quand même très fort, c'est que dans les années 2000, elle a eu deux grandes concurrentes : Britney Spears, et Lady Gaga, et puis d'autres, comme Katy Perry; et elle les a toutes dépassées. D'une certaine manière en disant que l'âge n'a pas d'importance, elle affirme aussi face à ces concurrentes : moi, Madonna, je reste la reine.

On voit beaucoup de stars de la pop culture,qui, l'âge venant, sortent des albums qui sont liés à leur âge : on peut penser à Léonard Cohen et son dernier album. Avec cette déclaration, il y a quelque chose de totalement différent chez Madonna : elle semble négliger  le temps et ses conséquences. Comment l'interprétez-vous ?

Au début des années 2000, lorsqu'elle s'est mise en concurrence avec Lady Gaga et Britney Spears, j'étais un peu gênée, parce qu'elle se montrait comme ouvertement jeune et cherchait à concurrencer des filles qui avaient une vraie jeunesse. Mais elle les a éclipsées. Elle a choisi de faire éternellement jeune. C'est aussi ce que fait Mick Jagger : ils refusent la vieillesse. C'est une tendance de ces artistes.

Je ne vois pas là-dedans une forme de jeunisme, mais je crois qu'ils assument le prix à payer pour continuer d'être une légende. Quand on a été une star, cela doit être difficile de ne plus être au top. Le prix à payer est énorme. Leur jeu, c'est d'être une légende jusqu'au bout. 

Que pensez-vous du clip et de la chanson Medellin ? On voit notamment Madonna en mariée avec un homme plus jeune qu'elle dans ce clip, le chanteur hispanique Maluma. Qu'est-ce que ce morceau dit de la star et de son évolution ?

Madonna s'est vraiment donné les moyens de faire un clip. Elle a innové au niveau du son, d'avoir des ambiances assez douces et des rythmes plus abrupts. C'est une vraie réussite et c'est un petit peu ce qui nous a manqué dans ses deux précédents albums.

Madonna, quelles que soient les épreuves reste Madonna. Elle est hors du temps, elle est un personnage. Beaucoup de jeunes seraient honoré d'être avec elle dans un clip parce qu'elle est une légende, un peu comme Mick Jagger. Ce qui est bien dans la musique, c'est que l'on transcende tous ces concepts. La musique est de l'art et l'art n'est pas lié à toutes ces contraintes matérielles. L'art est libre.

L'album est extrêmement inventif. On sent qu'elle s'est donné les moyens pour redevenir la reine de la pop car le précédent album avait tout de même déçu beaucoup de monde. Elle rentrait dans un moule très proche de ce que l'on entend ailleurs et là elle marque sa différence avec un côté hispanisant et un "son". Pour beaucoup de fans, on retrouve la Madonna qui nous avait manqué depuis 2012.  

 

L'article intégral se trouve ici :

https://www.atlantico.fr/decryptage/3574543/madonna-daniel-ichbiah


La Libre Belgique m'a interviewé sur le nouvel album de Madonna

Temp

Le nouvel album de Madonna vient de sortir, Madame X, et franchement, il y a beaucoup de bonnes choses dedans. Louis Hermant de la Libre Belgique a souhaité me faire intervenir sur cet incroyable parcours. L'occasion de rappeler que, si Madonna devait faire face à Britney Spears et Lady Gaga au début des années 2000, elle a évincé ces deux concurrentes et s'impose encore et toujours comme la reine de la pop et des dancefloors.

Pour mémoire, les 3 livres que j'ai écrits sur Madonna sont exposés sur cette page :

https://ichbiah.com/madonna.htm

Quand à l'article de la Libre Belgique, il est ici : 

https://www.lalibre.be/culture/musique/madonna-pour-l-amour-du-risque

Il n'est accessible qu'aux abonnés de ce magazine donc je vous le reproduis ici :

Avec Madame X, son nouvel album disponible aujourd’hui, Madonna se réinvente une nouvelle fois.

Reine de la pop, reine de la provocation, reine de la réinvention. Au cours de ses presque quarante ans de carrière, Madonna a enfilé différentes personnalités et incarné différentes ères. Avec Madame X , sorti ce vendredi, elle pousse le concept encore plus loin en prenant les traits d’un agent secret qui parcourt le monde et se plonge dans différentes identités. "C’est une danseuse. Une enseignante. Une chef d’État. Une femme de ménage. Une cavalière. Une prisonnière. Une étudiante. Une mère. Une enfant. Une nonne Une chanteuse. Une sainte. Une p…e" , déclare la chanteuse dans la vidéo présentant ce dernier album.

La plus grande vendeuse de disques de tous les temps (plus de 330 millions d’exemplaires) revient sur le devant de la scène avec un opus plus politique. Notamment sur les titres "God Control" qui évoquent la circulation des armes aux États-Unis ou encore "Killers Who Are Partying" où la chanteuse veut se glisser dans la peau des minorités (les homosexuels, les musulmans, les victimes de viol, les Israéliens…).

Les douze morceaux se bousculent entre musique latine, reggaeton et dance music. Un album plutôt réussi où l’on sent les différentes influences de la chanteuse, sud-américaines sur "Medellin" mais aussi portugaises à d’autres moments. "Madonna s’est installée à Lisbonne pour son fils David qui souhaitait faire du foot avec le club Benfica. Ce nouveau lieu de vie a tout naturellement mené à de nouvelles rencontres artistiques, notamment musicales, d’où l’influence du fado, entre autres, dans ce nouvel album", nous explique Bruno Agar, enseignant-chercheur à l’université Paris-Saclay Evry Val d’Essonne et auteur d’une thèse consacrée au religieux et au politique dans les documentaires de Madonna.

Ce quatorzième disque studio se présente comme l’une de ses propositions les plus surprenantes et… osées. Surtout depuis MDNA (2012) et Rebel Heart (2015) où l’on sentait Madonna quelque peu dépassée. À 60 ans, la Madone n’a pourtant plus rien à prouver à personne. Mais le risque, c’est bien le secret de sa longévité. Elle possède une compréhension supérieure du fonctionnement de l’industrie musicale, une volonté de s’entourer de producteurs et artistes ancrés dans leur époque (Mirwais, ex-Taxi Girl, dans ce cas-ci), des engagements forts de tolérance et surtout une facilité à se réinventer. "Madonna revient à chaque fois avec un nouveau concept artistique, pas seulement un nouvel album. Elle sait s’appuyer sur des éléments biographiques qui l’inspirent, et qui apportent une authenticité à son propos", analyse le chercheur français. "Lorsqu’elle sort un nouvel album, c’est comme si un ami donnait des nouvelles", déclare Daniel Ichbiah, auteur du livre Les Chansons de Madonna (2014).

Retour sur les différentes métamorphoses de l’icône pop.

La conquérante

Rêvant d’entamer une carrière dans la danse, Madonna Louise Ciccone quitte son Michigan natal pour New York en 1978. Un peu paumée, elle vit dans un taudis et fait des petits boulots pour s’en sortir. “Elle va subir des scènes très difficiles, comme par exemple la fois où son père vient lui rendre visite par surprise. Il la supplie de revenir à la maison. Mais elle refuse, tout comme elle refuse qu’il lui donne le moindre sou”, raconte Daniel Ichbiah, auteur de 3 livres sur Madonna. Avec sa “rage de réussir hallucinante”, elle parvient à percer avec Like A Virgin, son deuxième opus, en 1984.

La même année, lors des premiers MTV Video Music Awards, elle débarque en robe de mariée et danse en prenant des poses suggestives. “Elle a compris que pour percer, il fallait qu’elle use du sexe comme arme. Elle l’utilise de façon très volontaire car elle sait qu’elle va mettre les hommes à ses pieds de cette façon.” explique Daniel Ichbiah. En bousculant les codes, elle avait son plan d’attaque pour conquérir l’Amérique et le monde entier.

Ange et démon

Avec l’album True Blue (1986), où elle s’affiche les cheveux courts et teints en blond platine, le public voit apparaître une autre Madonna. Il ne s’agit pas seulement d’un changement de look, “elle devient une sorte de porte-parole féministe de son époque”, analyse Daniel Ichbiah. Pour lui, elle s’impose comme l’égal de l’homme et prouve que l’on peut mener une carrière toute seule.

Sur “Papa Don’t Preach” où elle aborde le thème de la grossesse chez les adolescentes, elle chante qu’elle veut garder son bébé (“I’m gonna keep my baby”). Le titre fera polémique parmi les Américains. “Elle prend le contre-pied des féministes des années 1970 qui se sont battues pour le droit à l’avortement”  indique Daniel Ichbiah "et commence à prendre position sur des sujets de société". Quelques années plus tard, elle fait à nouveau scandale avec son single et le clip de “Like A Prayer”, qui mélange sexualité et religion, sa recette de prédilection de l’époque.

Quand Michael Jackson murmurait à son oreille

Au début des années 1990, Madonna doit renégocier son contrat avec Warner. “C’est Michael Jackson, qui au cours d’un dîner mémorable, l’aiguille. Il lui conseille de proposer à sa maison de disques une combinaison d’offres tellement incroyable qu’ils ne pourront qu’être à ses pieds” raconte le biographe Daniel Ichbiah. Suite à cette discussion, la chanteuse de 34 ans s’affranchit du diktat des maisons de disques. Elle décide de publier un livre de photos érotiques intitulé Sex. “Dedans, on la voit, par exemple, faire du stop toute nue sur une route. C’est un livre dans lequel elle donne libre cours à ses fantasmes”, indique son biographe. Elle propose à Warner de compiler cet ouvrage avec un film, Body, pour son nouvel album Erotica (1992). Véritable célébration de la sexualité, cet opus a pour but de lever les tabous autour de ce sujet. “Elle va jouer cette carte jusqu’en 1994 où lors du David Letterman Show, elle va exhiber sa petite culotte devant le présentateur et va jusqu’à lui demander s’il veut la sentir.”

Place au glamour

Toujours provocatrice sans jamais être vulgaire, selon l’auteur des Chansons de Madonna, la Madone se rend compte après avoir joué de la culotte, qu’elle a été au bout de cette attitude. En excellente transformiste qu’elle est et avec un timing toujours parfait, elle va ensuite cultiver une image de femme très classe et glamour avec la sortie de Bedtime Stories (1994) et Ray of Light (1998).

Le film Evita (1996) et sa bande originale vont davantage concrétiser ce reflet de femme fatale. “Pour son film, elle est allée jusqu’à dîner avec le président de l’Argentine pour demander des autorisations de tournage. C’est quelqu’un qui a été reçu par les plus grands. Elle sait se comporter comme une grande dame. Elle peut jouer divers rôles qu’elle assume complètement”, assure Daniel Ichbiah.

Peu importe la concurrence

À partir des années 2000, la reine de la pop voit la concurrence arriver. Britney Spears, Lady Gaga, Miley Cyrus et bien d’autres ne peuvent pas nier l’héritage dont elles s’inspirent. Pas une n’a d’ailleurs pensé le cacher. Pour garder sa couronne, Madonna “prend le parti de jouer les ‘djeuns’”, note Daniel Ichbiah. À presque 50 ans désormais, elle semble inarrêtable. Dans le clip de “Hung Up” (2005), qui sample la chanson “Gimme, Gimme, Gimme” d’ABBA, elle s’affiche en justaucorps rose fuchsia et danse comme à 20 ans. Hyperactive, elle multiplie également les collaborations, avec Britney Spears en 2003, Justin Timberlake, en 2008, Kanye West ou plus récemment Nicki Minaj (2015). Comme elle l’a toujours fait, Madonna s’entoure des artistes de la nouvelle génération pour rester dans le coup, avec plus ou moins de succès…


Nostalgeek m'a interviewé à propos des 35 ans de Tetris

Nostalgeek

Les fans de jeu vidéo le savent. Je suis l'auteur de la biographie de Alexey Pajitnov et donc de l'histoire de Tetris.  C'est une histoire incroyable et comme je le dis dans l'introduction, on pourrait en faire un film ! Nous y suivons d'incroyables imbroglios autour de ce jeu russe convoité par les américains (notamment Atari) comme par les japonais (Nintendo). Et en parallèle, nous voyons la Russie, sous Gorbachev, s'ouvrir à la liberté d'expression et à l'économie de marché.

Pour mémoire, j'ai passé 2 jours mémorables avec Alexey Pajitnov afin de recueillir ses propos et il a été adorable.

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Tetris vient de fêter ses 35 ans et Christophe Philippe de Nostalgeek en a profité pour réaliser une interview particulièrement sympathique. La voici ! 

 

Un grand merci à Christophe !


Aujourd'hui je prends soin de ma planète - un livre dont les profits vont à la protection des éléphants et des rhinocéros

Planete
Voici la nouvelle page consacrée au livre Aujourd'hui, je prends soin de ma planète, écrit avec Noelle Saugout :

https://ichbiah.com/je-prends-soin-de-ma-planete.htm

Noëlle Saugout est la présidente de LAEO, une association de protection de la biodiversité. C'est le troisième livre que nous avons réalisé ensemble, après Sauver la Terre et Ma Maison Ecolo.

Tous les droits récoltés sur la vente de ce livre sont reversés à LAEO et vont à la sauvegarde des éléphants et des rhinocéros. En effet, l'association gère un espace naturel de protection de ces animaux à Tula Tula, en Afrique du Sud.

Amitiés à tous ceux qui veulent prendre soin de notre belle planète.


La version espagnole de ma biographie de Michael Jackson est sortie en Espagne

Michael Jackson librairies espagnoles copie

Michael Jackson, Blanco o Negro, adaptation espagnole de ma biographie de Michael Jackson est enfin sortie en Espagne. Pour le moment, seule la version numérique est sortie. La version papier est attendue dans les semaines à venir.

La traduction a été effectuée par Geraldo Sanchez. J'ignore quelle est sa qualité donc, si d'aventure vous tombez sur la version espagnole, votre avis m'intéresse fortement. 

Voici quelques liens de librairies qui vendent la version espagnole :

Barnes & Nobles

Apple

Amazon

Voici la couverture espagnole :

Couverture paperback espagnol

Cool, n'est-il pas ?

La page de présentation du livre est ici :

https://ichbiah.com/michael-jackson.htm

Elle donne accès à un extrait où Lisa Marie Presley, l'ex-épouse de Michael prend clairement la défense de celui-ci :)


Et mon jean, la version française de Imagine

 

Et voici la version française de Imagine, réalisée par votre serviteur. Cela démarre ainsi :

Et mon jean
Est au pressing
Il a une tache au genou
La serveuse du Hard Rock Café
A renversé mon thé
Et ma chemise a un col
Qu’il faudrait repasser

Hou hou...

Et mon jean
Il est troué   
On voit mon bermuda

etc.

Comment est-ce venu ? Je ne le sais plus. C'est le miracle de l'inspiration. En tout cas, cette vidéo a fort bien démarré. Sur Facebook où j'ai posté un extrait, le millier de vues a été atteint en quelques heures.

Et sur Google, au bout de quelques heures seulement, grâce à ma maîtrise du référencement, la vidéo s'est trouvé classée en 2ème position sur la page 1 de Google...

Imagine sur google

Voilà qui augure du meilleur. Si vous pouvez laisser un commentaire sur la page Youtube ou Facebook, ce serait super.


Une interview à Atlantico concernant la lettre ouverte d'un ancien collaborateur

Facebook atlantico

Dans un éditorial au New York Times, Chris Hughes, ancien compagnon de route de Zuckerberg s'élève contre son ancien ami et déclare : « Il est temps de briser Facebook » . Atlantico m'a demandé de revenir sur la question. Voici un extrait de l'interview :

Atlantico.fr : En quoi le pouvoir de Mark Zuckerberg est-il « inédit et anti-américain », comme le stipule son ancien colocataire à Harvard ?

Daniel Ichbiah : Il y a une précision à faire. Chris Hughes n'est pas le cofondateur de Facebook : il a été porte-parole de Facebook au début parce qu'il était colocataire de Zuckerberg à Harvard. Son rôle a été assez mineur : il envoyait des communiqués de presse aux universités etc. Au début de Facebook, pendant l'été qui a été majeur en 2004, il n'était pas là, il est arrivé plus tard. Quoiqu'on pense de ce qu'il dit, le fait qu'il fasse cette déclaration maintenant laisse à penser qu'il pourrait y avoir d'autres raisons que celle-ci. C'est quelqu'un d'ouvertement démocrate qui a participé à la campagne de Barack Obama. Il ne parle donc pas de nulle part.

Chris Hughes propose de forcer Facebook à se séparer d'Instagram et de WhatsApp, et demande au gouvernement fédéral de briser les monopoles accordés par le Sherman antitrust act. Ces mesures sont-elles pertinentes et adaptées ?

Ce n'est pas parce que Zuckerberg a racheté Instagram et WhatsApp qu'il est en situation de monopole. Il a un monopole sur des services gratuits : c'est très difficile de parler de monopole quand on ne vend rien. C'est un monopole consenti, en quelque sorte. Il y a eu un cas similaire avec Google, un procès en 2013 du gouvernement américain sur Google qui n'a pas abouti pour la simple et bonne raison que Google ne force personne à utiliser ses services. Il y a quelque chose d'assez malsain derrière cette tribune, qui ressemble davantage à un règlement de compte personnel.

Ce qui est vrai, c'est que les Etats-Unis, et notamment sous Donald Trump, sont fondamentalement en faveur des entreprises. Le seul vrai monopole qui ait été brisé remonte aux années 1970 : il s'agit du le monopole AT&T sur la téléphonie. C'était différent puisqu'il n'y avait qu'un seul opérateur qui équipait tous les consommateurs. A l'inverse, Facebook n'est pas en monopole puisqu'on peut le quitter librement.

(...)

L'interview intégrale se trouve à cette adresse :

https://www.atlantico.fr/decryptage/3572163/pourquoi-l-un-des-pionniers-de-l-aventure-facebook-demande-le-demantelement-du-geant-de-la-tech-chris-hugues-mark-zuckerberg-reseaux-sociaux-new-york-times-daniel-ichbiah

La biographie de Zuckerberg peut être visitée ici :

https://ichbiah.com/mark-zuckerberg.htm


Enregistrement d'une émission sur l'histoire des jeux vidéo

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Ce lundi 29 avril, nous avons passé près de deux heures à revenir sur l'histoire du jeu vidéo. Le reportage est réalisé par Jean-Martial Lefranc pour le compte de ARTE.

L'occasion était rêvée pour évoquer ce que les journalistes spécialisés en jeu vidéo ont pu vivre dans les années 80 ou 90, notamment des fêtes dont on peine à imaginer qu'elles ont pu se produire. Un exemple tiré de La Saga des Jeux Vidéo et que j'évoque dans l'émission :

Jeuvid2018Faute de disposer d’un budget publicitaire pour ses jeux, Ulrich a jugé opportun de monter une stratégie audacieuse empruntant à la science-fiction et au mysticisme. L’idée d’un dieu qui guiderait les programmeurs a germé. Il a été nommé Exxos, du préfixe grec exo qui signifie « vers l’extérieur ». Par cette appellation, l’équipe veut refléter son but ultime, celui d’une communication universelle. Didier Bouchon a créé pour l’occasion, un logo fantasque, auquel les auteurs ont pleinement adhéré.

Afin de signer un pacte solennel avec cette divinité, l’équipe de Ere Informatique organise plusieurs happenings high-tech. Le premier a lieu le 12 juin 1988 au studio 102 sur les Champs-Elysées et le label est dévoilé par le cinéaste Alexandro Jodorowski. Ulrich déclame un texte en hommage à la divinité :

« Mesdames et Messieurs, la décision n’a pas été facile mais nous avons tout de même convenu de vous révéler le secret de notre dynamisme et de la créativité qui fait le succès d’Ere Informatique ».

« S’il y a des gens sensibles dans la salle, je leur demande d’être forts. Ils ne risquent rien si leurs vibrations sont positives, les forces telluriques les épargneront… »

« Mes amis, l’inspiration ne tombe pas du ciel, le génie n’est pas le fruit du hasard… »

« L’inspirateur et le génie qui a conçu Macadam Bumper, ça n’est pas le fabuleux Rémi Herbulot (…). L’inspirateur et le génie qui a généré Captain Blood, ce n’est pas l’inextinguible Didier Bouchon et encore moins votre serviteur »

« C’est Lui. Lui qui vit tapi dans nos bureaux depuis des mois… Lui qui vient de l’extérieur de l’Univers. Lui que nous dévoilons aujourd’hui au monde, car l’heure est venue. J’ai nommé l’Exxos. »

« Je vous demande de dire après moi quelques phrases magiques qui lui rappellent son pays : Ata ata hoglo huglu, ata ata hoglo huglu… »

Ravie du divertissement qui lui est offert, la presse spécialisée salue la performance en consacrant page sur page au nouveau délire de la bande de Ere Informatique.

Dans une fête ultérieure, Ulrich avait même 'massacré' un ordinateur sacrifié en offrande au jeu Exxos.

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Bien évidemment l'essentiel de l'émission tourne autour de l'histoire de jeux mythiques tels que Another World ou Alone in the Dark. Les déboires des créateurs. La fascination que les joueurs pouvaient éprouver lorsque des images parvenaient à s'afficher sur des machines dont la puissance était minuscule par rapport à celles d'aujourd'hui.

Cite des sciences - 29 04 19 equipe GOOD

La diffusion de ce documentaire est prévue pour la rentrée. Cool !

Si vous souhaitez en savoir plus sur La Saga des Jeux Vidéo, c'est ici :

https://ichbiah.com/saga-des-jeux-video.htm