Une interview sur Air Show à propos de la biographie de Mark Zuckerberg
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Une interview de Courrier Cadres sur ma bio de Zuckerberg

Courrier-cadres

Fabien Soyez m'a longuement interviewé pour Courrier Cadres, sur le style de management de Mark Zuckerberg. J'ai longuement traité ce thème dans ma biographie de Zuckerberg : ou comment, le jeune PDG acariâtre s'est rapidement transformé en un patron modèle. Voici un extrait de l'article de Courrier Cadres :

« Qu’il s’agisse de ceux qui travaillent chez Facebook ou de personnes qui n’y sont plus, même après avoir été licenciées, tous disent du bien de lui », constate Daniel Ichbiah, biographe non-officiel de Mark Zuckerberg. Pourtant, le geek à capuche devenu milliardaire, longtemps dépeint comme un informaticien asocial, n’a pas toujours été un chef modèle.

L’apprentissage du leadership

En 2005, quand le réseau social n’en est qu’à ses débuts, « Zuck », 21 ans, n’a rien d’un chef d’entreprise. Surpris par le succès de son site, il se retrouve propulsé à la tête d’une start-up d’une cinquantaine d’informaticiens, sans aucune formation en management. « Une grande part de ses innovations sont alors le fruit de ses réflexions personnelles, auxquelles il se livre en solitaire, et tous les grands changements sont décidés par lui. Les idées des autres… Il les retoque sans prendre de gants, en se montrant cassant et impatient », décrit Daniel Ichbiah. « Il arrive qu’il débarque armé d’une épée de samouraï factice, et menace de pourfendre ceux dont le travail laisse à désirer. Il parle sans animosité, avec un zeste d’humour noir, mais ce n’est pas forcément bien vécu ». Résultat : à l’époque, Mark Zuckerberg n’est pas considéré par ses employés comme un bon président.

En 2006, Robin Reed, responsable du recrutement, lui explique qu’il doit absolument « apprendre à devenir un dirigeant ». Il décide alors de prendre des leçons de leadership. Il fait appel à une « coach de direction », qui lui apprend à « réfléchir plus en amont », et à manifester, surtout, davantage d’empathie envers ses collaborateurs. « Il a radicalement changé.

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En parallèle, Mark Zuckerberg prend conseil auprès d’un ami, le directeur général du Washington Post, Don Graham. « Il lui a demandé s’il pouvait le suivre pendant une semaine, afin de s’inspirer de sa façon de diriger une organisation. Graham est un manager bienveillant, débonnaire. Il lui a tout appris des rouages de la gestion d’une entreprise et de ses employés », raconte Daniel Ichbiah. Le fondateur de Facebook s’inspire aussi d’un autre de ses amis : Steve Jobs, le créateur d’Apple. Il glane auprès de lui des conseils sur la façon de recruter « des personnes douées et motivées », et d’entraîner derrière soi toute une équipe. « C’est lui qui l’a poussé à partir quelques semaines en Inde, pour réfléchir sur son avenir et méditer. C’est là-bas qu’il a pris conscience qu’il était important pour lui de s’ouvrir aux autres ».

Suite à tous ces conseils, Mark Zuckerberg rénove les bureaux de Palo Alto, et y met en place un environnement de travail confortable, avec une cantine gratuite en self-service, des tables de ping pong, et un espace ouvert. Il décide que son entreprise paiera les amendes de stationnement des employés, et loue une maison dans les montagnes de Californie, où chacun peut se rendre à sa guise, pour « faire une pause ». Peu à l’aise en public, il se fait également « coacher » en la matière. « Entre la conférence « All Things Digital » en 2010, durant laquelle il bafouillait et suait à grosses gouttes face aux questions des journalistes, et ses apparitions un an plus tard, il s’est métamorphosé », constate Daniel Ichbiah.

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Pour lire l'article intégral :

http://courriercadres.com/management/art-de-decider-discernement/management-et-methodes-de-travail-mark-zuckerberg-et-la-voie-du-hacker-04032019

 

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